
Il y a cinq ans, le 29 mai 2006, décédait Jacques Bouchard, celui que l’on surnommait le Père de la publicité Québécoise.
Mes premiers contacts avec la personne remontant en 1977 j’ai voulu, à l’occasion du cinquième anniversaire de son déçès, partager un témoignage qu’il m’a été donné de lui rendre, en 2003, alors qu’il était conférencier invité à l’Association des gens d’affaires de Saint-Hubert ( L’AGASH ).
25 ans après avoir écrit «Les 36 cordes sensibles des Québécois», Jacques Bouchard constate que le Québec a connu au cours du dernier quart de siècle de nombreux boulversements, pour ne parler que de la question référendaire et de la mondialisation. Il se pose alors la question suivante : les Québécois, eux, ont-ils changé pour autant ? Si Jacques Bouchard voulait donner son opinion dans le cadre de cette conférence, il souhaitait surtout connaître celle de ses auditeurs. Sa conférence se voulait également un premier test visant à réactualiser son livre qui serait dorénavant disponible en version numérique sur le Web. Le livre en version imprimée a d’ailleurs été réédité en 2006 mais cette fois, sous le titre “Les nouvelles cordes sensibles des Québécois”.
Cela dit, je vous communique ci-après certains passages du message que j’ai livré aux quelques 200 convives de L’AGASH, alors que je leur présentait le conférencier invité. Ainsi, ai-je voulu profiter de l’occasion pour rendre un hommage personnel à l’homme qui fût pour moi, comme pour bien d’autres publicitaires québécois, un maître à penser.
Voici donc ces quelques passages de ma présentation de Jacques Bouchard à l’auditoire de L’AGASH, celle-ci se voulant à la fois un hommage à la personne :
… avant de vous tracer le portrait de Jacques Bouchard, le personnage, je me permettrais une parenthèse en m’adressant à toi, Jacques , pour te dire à quel point, à l’instar de bien des publicitaires québécois, tu as su sur le plan professionnel nourrir plusieurs de mes aspirations. En ce sens, je me sens donc vraiment priviligié d’entretenir avec toi une relation, entre-coupée, il faut bien le dire mais qui remonte quand-même au milieu des années 70.

Parmi mes meilleurs souvenirs je citerai ma première visite chez BCP, vers 1977, où je faisais la connaissance de Zut et Bof, tes bons vieux amis les Bouviers des Flandres, deux beaux gros chiens que tu trimballais à l’agence semble-t’il quelques jours par semaine. Un geste pour le moins original pour un chef d’entreprise qui brasse, à l’époque, quelque 35 millions de chiffre d’affaires et qui peut tout autant déjeuner avec Pierre Éliot-Trudeau, probablement dîner à l’occasion à la Taverne Dominion avec des collègues de l’agence ou souper avec le maire Drapeau.
C’est également lors de cette rencontre que tu m’as montré deux esquisses de la page couverture de ton fameux volume Les 36 cordes sensibles des Québécois, qui allait être lancé en 1978.
À cela, j’ajouterai aussi la fois où je suis allé te retrouver à ta résidense de la rue Dunlop à Outremont pour que nous nous rendions ensemble à l’Université de Montréal. Tu rencontrais un groupe d’étudiants et il s’agissait-là de ton premier vrai feedback sur le Sociétal.
C’est aussi à cette même pèriode, vers 1980, que nous avons pensé fonder ensemble BCP Québec. Ce projet n’ayant pu voir le jour, tu m’as fait part que si BCP m’intéressait, la porte était ouverte. C’était l’école et comme tout publicitaire de l’époque, je rêvais d’y entrer. Et c’est là que j’ai fait le saut de Québec à Montréal.
À tes yeux, Jacques, ces quelques anecdotes sont sans doute passées inaperçues tandis que pour moi, dans ma jeune carrière de publicitaire, il s’agissait vraiment là de faits marquants.
Finalement, ce que que j’observe aujourd’hui c’est que le volume « Les 36 cordes sensibles des québécois », entre autres, s’est avéré effectivement un fait marquant pour note société puisque 25 ans après son lancement il est voué à une deuxième vie et cette fois, en version électronique sur Internet.

Mais en fait Jacques, puisque c’est à cause de toi que je me suis retrouvé un jour dans la région métropolitaine, sache bien que tu me fais vraiment un très grand honneur de te retrouver à aujourd’hui Saint-Hubert et que j’éprouve un immense plaisir à te présenter devant cet auditoire.
Notre conférencier, mesdames messieurs, a prononcé de nombreuses conférences à travers le Canada, aux États-Unis et en Europe sur la publicité commerciale ou sociétale et sur des sujets aussi divers que le charisme en politique, l'enfance maltraitée, la psychologie des foules, etc.
La suite de ma présentation se résumant à un survol de la carrière de Jacques Bouchard, je vous invite à consulter lien suivant. Celui-ci recevait, en 2002, la médaille de l’
Ordre national du Québec :
Vidéo à visionner en cliquant ici
P.S. : suite à la mort de Jacques Bouchard, une fondation a été mise sur pied. L’organisme sans but lucratif dont la mission est de faire connaître aux gens qu’il est possible de mourir à domicile dignement. Information sur La
Fondation Jacques-Bouchard